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Collaboratif : ce qu’en pensent les agences de voyages

L’Echo touristique

lundi 25 janvier 2016, par administrateur

Les agences sont-elles prĂŞtes Ă vendre des hĂ©bergements chez l’habitant ? L’Echo touristique

L’Echo touristique

A l’occasion de son rĂ©cent congrès annuel Ă Istanbul, Selectour Afat a organisĂ© une table ronde intitulĂ©e "Quand l’Ă©conomie collaborative rĂ©volutionne le tourisme". Avec la participation, notamment, d’Antonin Leonard et de Jean-Michel Petit, co-fondateurs du think Thank Ouishare et du site de repas chez l’habitant VizEat, respectivement.

Le premier rĂ©seau de France est convaincu de la nĂ©cessitĂ© de tisser des liens entre agences et acteurs du CtoC Ă l’image d’Airbnb, quand TourCom Ă©met les plus grandes rĂ©serves. "Nous souhaitons nous inspirer du modèle collaboratif, prĂ©cise Edouard Roux de Lusignan, directeur e-commerce et marketing de Selectour Afat. Par ailleurs, nous espĂ©rons crĂ©er des ponts avec des entreprises comme VizEat qui apportent de la valeur aux agences et aux clients, et sont prĂŞtent Ă verser une commission". Mais que pensent les adhĂ©rents du tourisme collaboratif ? Nous avons recueilli quatre tĂ©moignages.

Eric Decelle, Transazur Voyages, Poitiers
"Nos clients ne demandent pas spontanĂ©ment de logements chez l’habitant, qui intĂ©ressent une population plus jeune que celle de nos 4 points de vente et notre plateau d’affaires. Mais nous aimons ĂŞtre force de proposition, et nous observons de près les nouvelles formes d’hĂ©bergement. Si l’agence Ă©tait rĂ©munĂ©rĂ©e sur des offres collaboratives, nous les proposerions, notamment pour des clients affaires qui ont de fortes contraintes budgĂ©taires. Nous le ferions d’autant plus volontiers que nous ne sommes pas grassement payĂ©s par les hĂ´tels. Accor nous verse une commission de 2,074% sur Ibis, et 8% en gĂ©nĂ©ral sur les autres marques du groupe…"

Nathalie Mornas, Daumesnil Voyages, Paris
"J’ai utilisĂ© Ă quelques reprises Airbnb, Ă titre personnel. J’aime le concept, un peu comme Ă la maison. Toutefois, je ne suis pas sĂ »re, pour l’instant, que nous puissions nous positionner comme intermĂ©diaire. Si une agence est amenĂ©e Ă rĂ©server ponctuellement ce type d’offres locatives, il doit s’agir d’un service, s’intĂ©grant dans un dossier global. Nous effectuons 3 ou 4 dossiers par an sur Abritel, moyennant des frais de dossier d’environ 10%, avec la carte de l’agence. Nous l’avons tentĂ© avec Airbnb, mais son système de paiement s’est avĂ©rĂ© trop compliquĂ© et verrouillĂ©".

Sylvie Catherin, Voyages Tissot, Annecy

"Les clients ne nous demandent pas d’hĂ©bergements chez l’habitant. Je pense qu’ils vont et continueront de passer en direct pour des offres de type Airbnb. De plus, nous avons sur notre portail un choix très vaste de partenaires rĂ©fĂ©rencĂ©s, qui nous rĂ©munèrent. Nous jouons le jeu avec ces fournisseurs qui savent rĂ©munĂ©rer notre travail. Et ce, d’autant que nous voulons Ă©viter de nous disperser et de perdre du temps".

CĂ©drick Auger, Voyages des 4 Routes, La Courneuve

"A titre personnel, j’ai rĂ©servĂ© des logements chez l’habitant en Italie, Ă Londres, Ă New York. Au sein de l’agence, j’ai très rarement rĂ©servĂ© des hĂ©bergements de particuliers, puisqu’il est difficile d’ĂŞtre rĂ©munĂ©rĂ© en consĂ©quence. Mais si un client me le demande, je lui rendrai volontiers un tel service, soit en le conseillant tout simplement, soit en lui facturant 10%. J’ai Ă©tĂ© assez prompt Ă rĂ©server des low cost, afin de rĂ©pondre aux nouvelles attentes des voyageurs. Dans le mĂŞme esprit, je serais favorable Ă un partenariat entre une plate-forme comme Airbnb et Selectour Afat".


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