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Lyon : Comment l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco a boosté la ville

20 minutes

lundi 26 mars 2018, par administrateur

" Il y a eu « un avant » et « un après ». A en croire les observateurs, l’inscription du Vieux-Lyon et d’une partie de la Presqu’île lyonnaise au patrimoine mondial de l’Unesco le 5 décembre 1998 a considérablement boosté la ville."

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« Cela a été un élément déclencheur. Les Lyonnais ont changé de regard sur leur ville. Ils se sont rendus compte qu’ils vivaient dans un endroit incroyable méritant vraiment le détour. Tout le monde s’est mis à bomber le torse. Et les habitants sont devenus les meilleurs ambassadeurs de la ville, une sorte d’office du tourisme en puissance », souligne François Gaillard, directeur d’OnlyLyon, Tourisme et Congrès.

15 % de visiteurs en plus la première année

Le bouche-à-oreille a fonctionné. Les touristes étrangers, curieux, ne se sont plus fait prier pour venir découvrir les charmes de la capitale des Gaules. L’effet a été immédiat. La première année, la ville a enregistré entre 15 et 20 % de visiteurs en plus.

« Le cercle vertueux s’est enclenché », poursuit François Gaillard. Les groupes hôteliers ont subitement investi entre Rhône et Saône, les croisières se sont développées, de nouvelles connexions aériennes ont été créées au fil des années.

« Nous, nous sommes allés voir les tour-opérateurs pour leur vendre des programmes de destination », ajoute-il. Résultat : la fréquentation touristique a doublé en vingt ans. De 2,5 millions de nuitées par an, la ville est passée à 5 millions, « sans compter les nuits Airbnb ». Le parc hôtelier a quasiment triplé ses capacités. Le nombre visites guidées a bondi presque 40 %. Et en 2016, la ville a reçu le prix de la meilleure destination européenne pour le week-end.

« Tout cela ne se serait jamais passé si nous n’avions pas reçu ce label », précise François Gaillard. « Cette inscription par l’Unesco n’est pas une sorte de trophée à placer en haut d’une étagère vouée à susciter l’admiration », appuie Jean-Dominique Durand, adjoint en charge du patrimoine. La fréquentation a également été un levier considérable pour l’emploi : 30 000 postes dans la métropole sont aujourd’hui concernés par la filière du tourisme dans son ensemble"


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