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Rubrique DESTINATIONS ETRANGERES

Turquie : une destination en panne... ou une victime collatérale de la guerre des prix ?

Le 10 avril 2012 - administrateur

Jeudi 5 avril 2012, dans ses magnifiques locaux de l’avenue des Champs Élysées, l’Office du Tourisme de Turquie a reçu les TO spécialistes de la destination pour le débriefing annuel de leur activité.

Cette réunion, où chacun peut faire part des problèmes qu’il rencontre, n’avait rien de superflu, tant la destination éprouve actuellement des difficultés sur de nombreux marchés.

La fréquentation autrichienne par exemple, était en baisse de 10,4 % au mois de janvier et de 22,9 % sur le mois de février, tandis que les arrivées espagnoles ont chuté de 7,9 % en janvier et de 15,89 % en février.

Même phénomène auprès de la clientèle japonaise, belge, polonaise ou française.

Par rapport aux deux premiers mois de l’an dernier, la présence de nos compatriotes a baissé de 6,54 % en janvier et de 10,96 % en février.

1,14 million d’arrivées françaises

Ce résultat est d’autant plus décevant qu’en janvier et février 2011, la fréquentation française avait connu un réelle reprise : +21,29% en janvier et +50,3% en février.

L’embellie s’était d’ailleurs confirmée sur l’ensemble de l’année puisque 1,14 million de Français ont choisi la Turquie pour leurs vacances 2011, soit une croissance de 23% sur 2010.

Selon l’Office du Tourisme turc, la crise et les élections expliqueraient en grande partie la désaffection enregistrée depuis le début de l’année sur un marché français qui manque totalement de visibilité.

Aussi l’OT a-t-il évoqué longuement avec ses invités les questions de prix, de concurrence ou de communication.

Sans les convaincre totalement, semble-t-il.

Des TO qui restent sur leur faim

S’ils ne nient pas les efforts de promotion, notamment sur Internet et sur certaines grandes chaînes de télévision, comme Arte, la 5 ou TF1, ils ont regretté par exemple, que la campagne de publicité télévisée prévue cette année par l’OT n’intervienne qu’en septembre et octobre, presqu’en fin de saison…

« C’est évidemment l’attente principale des tour-opérateurs », rassure cependant Kalbiye Noyan, la toute récente directrice de l’Office du Tourisme, « et nous allons poursuivre nos efforts car nous avons constaté qu’en France, l’image de la Turquie n’était ni vraie, ni claire. »

D’où un sérieux programme d’éductour ou de voyages de presse, « pour faire découvrir de l’intérieur notre pays » explique Kalbiye Noyan.

Ceci en mettant l’accent notamment sur l’offre randonnée, en Mer noire ou en Anatolie par exemple, et sur le shopping, surtout à Istanbul et Antalya, « car les Français ont une fausse idée de la qualité et du prix de ce qu’il peuvent acheter en Turquie, du coup ils partent avec trop peu d’agent et sont parfois frustrés. »

Sans doute un dégât collatéral de la guerre des prix à laquelle se livrent souvent les producteurs : il n’y a rien de plus efficace pour coller une image bas de gamme aux destinations.

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