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Les mĂ©tiers d’avenir dans le tourisme

L’Echo Touristique

jeudi 4 septembre 2014, par administrateur

Nous avons dĂ©gagĂ© quatre grandes compĂ©tences autour desquelles s’articulent les mĂ©tiers qui sont au coeur de leur stratĂ©gie.

L’Echo Touristique

1. Les mĂ©tiers d’analyse

  • Vendre au bon prix, au bon moment, au bon client, sur le bon canal, via le bon rĂ©seau, en vĂ©hiculant le bon message. Le mĂ©tier de Yield ou Revenue Manager touche tous types d’entreprises pour ses compĂ©tences en optimisation des revenus. « Nous avons des enseignements dĂ©diĂ©s au yield depuis environ six ans mais nous faisons intervenir de plus en plus de professionnels dans ces cours car ce sont les mieux placĂ©s pour parler de l’Ă©volution rapide du marchĂ©, des techniques et des outils », indique Antoinette Martin-Lise, directrice de l’Ă©cole IEFT (Groupe IDRAC).
  • Segmenter les classes tarifaires, les typologies de clientèles et de chambres, leur faire correspondre des tarifs plus ou moins Ă©volutifs dĂ©finis et ajustĂ©s en fonction des indicateurs, des pĂ©riodes prĂ©cĂ©dentes et de la concurrence, le poste de Yield Manager est hautement stratĂ©gique. « Pour Accor, le mĂ©tier de Revenue Manager est une fonction d’avenir, il est indispensable Ă l’optimisation du chiffre d’affaires de nos Ă©tablissements et stratĂ©gique pour notre dĂ©veloppement Ă l’international », prĂ©cise le service communication du groupe.

MalgrĂ© les plans sociaux, Air France a mĂŞme crĂ©Ă© une trentaine de postes en trois ans sur le RMP (Revenue Management and Pricing). Mais avec l’arrivĂ©e de nouveaux critères dans l’Ă©laboration de leur pricing, comme les avis ou les services additionnels, leur fonction est amenĂ©e Ă Ă©voluer vers celle de Big Data Manager ; Ă savoir la maĂ®trise des problĂ©matiques liĂ©es au volume des donnĂ©es, Ă la variĂ©tĂ© de leurs sources et formats, et Ă leur fiabilitĂ©.

2. Les métiers techniques

  • Ă€ la frontière entre les dĂ©veloppeurs et les clients ou fournisseurs, l’analyste connectivitĂ©s ou plus communĂ©ment chef de projet technique est devenu incontournable. Il est partout : dans l’hĂ´tellerie, l’aĂ©rien, chez les loueurs de voitures, les TO, les GDS, les agences en ligne... Pourquoi ? Parce que les acteurs du tourisme sont de plus en plus connectĂ©s entre eux : les TO se distribuent via des agences en ligne, les hĂ´tels sur les GDS, qui sont Ă©galement prĂ©sents sur les comparateurs, les sites d’avis, les portails... Le rĂ´le du chef de projet technique est de faciliter l’interopĂ©rabilitĂ© des systèmes et ce n’est pas une mince affaire ! Sur le papier, le job ne fait donc pas rĂŞver les Ă©tudiants qui se voient en gĂ©nĂ©ral davantage occuper un poste de chef de produit chez un TO. « C’est un profil difficile Ă trouver car les personnes sortent soit d’Ă©cole de commerce et comprennent les spĂ©cificitĂ©s du marchĂ©, soit d’Ă©cole d’ingĂ©nieur et ont davantage des compĂ©tences techniques », confirme Marie Allantaz, directrice de l’ESCAET. Pourtant, il a plus d’avenir et demande davantage de compĂ©tences transverses.

3. Les métiers du webmarketing

Communiquer sur diffĂ©rents supports web via un message personnalisĂ© et adaptĂ© au profil client tout en analysant la performance de chaque euro investi, le webmarketing est dĂ©sormais omniprĂ©sent. Il s’accompagne de nouveaux leviers de communication très techniques : rĂ©fĂ©rencement naturel et payant pour apparaĂ®tre dans les moteurs de recherche, affiliation et display pour faire de l’e-publicitĂ©, crĂ©ation d’une communautĂ© interactive avec des clients ambassadeurs via les rĂ©seaux sociaux... « Ă€ la rentrĂ©e 2014, la principale Ă©volution, ce sont les enseignements sur le Social Media et le webmarketing, avec un volume de 50-60 heures contre 15-20 l’an dernier. On veut que nos diplĂ´mĂ©s soient capables de crĂ©er un site web et de le gĂ©rer, pour devenir le rĂ©fĂ©rent sur ces questions dans les PME », confirme Antoinette Martin-Lise.

Chez Voyageurs du Monde, l’Ă©quipe dĂ©diĂ©e au webmarketing est celle qui s’est le plus Ă©toffĂ©e ces dernières annĂ©es avec une quinzaine de personnes dĂ©diĂ©es. Les webmarketeurs et Community Managers ont donc le vent en poupe et deux missions principales : augmenter et maĂ®triser la notoriĂ©tĂ© et l’image de la marque sur les rĂ©seaux sociaux et les moteurs de recherche, et apporter une nouvelle dimension Ă sa relation client. Le marketing autour de l’image, dit picture marketing, prend aussi de l’ampleur. « Actuellement, les entreprises sous-traitent encore leurs besoins, notamment en vidĂ©o. Mais ces compĂ©tences seront bientĂ´t intĂ©grĂ©es dans les effectifs », assure Marie Allantaz.

4. Les métiers commerciaux

La population commerciale, plus traditionnelle, se renforce car le secteur du tourisme est très concurrentiel. Si l’objectif principal reste le mĂŞme - l’acquisition de nouveaux clients -, les missions du commercial sont variĂ©es ( prospection et constitution de bases de donnĂ©es d’entreprises ou de particuliers Ă prospecter, rĂ©alisation de supports commerciaux, rĂ©ponses aux appels d’offres, gestion des contrats, suivi des ventes...), et sa façon de travailler a Ă©voluĂ©. Il est dĂ©sormais en perpĂ©tuelle relation avec un grand nombre de services de l’entreprise : marketing produit et communication pour la construction de l’offre Ă prĂ©senter au client chez les Ă©diteurs de solutions technologiques, finance ou revenue management pour la mise en place du pricing en hĂ´tellerie. Il sera aussi en lien avec les services marketing lors des process de vente et effectuera la transition avec l’Account Manager une fois le contrat signĂ© au sein d’une compagnie aĂ©rienne, par exemple.

La fonction commerciale est Ă©galement inhĂ©rente Ă d’autres postes tels que l’Account Manager dans le cadre de la fidĂ©lisation client et de stratĂ©gie d’upselling. Il propose par exemple de nouveaux produits tels que des solutions de reporting, des services de conseil, des formations, et organise des rĂ©unions avec les clients afin de les fidĂ©liser.


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